Île-du-Prince-Édouard

La communauté

En 1713, La France signe avec l'Angleterre un traité qui lui donne juridiction sur l'Île St-Jean (Île-du-Prince-Édouard) où elle établit une colonisation permanente. Toutefois, la chute de Louisbourg en 1758 entraîne la perte de l'île aux mains de l'Angleterre et la déportation en France de près de 3,000 des habitants acadiens. Près de 2,000 Acadiens et Acadiennes réussiront à se réfugier au Nouveau-Brunswick et à partir de 1763, un certain nombre d'entre eux reviennent s'installer sur l'Île.

Devenue britannique, l'Île se veut massivement anglophone, mais la communauté acadienne continue de subsister. En 1884, c'est à l'Île qu'a lieu la grande Convention des Acadiens où sont adoptés le drapeau et l'hymne acadiens. L'Association des instituteurs acadiens de l'Île est créée en 1883 et sera appuyée en 1919 par la toute nouvelle Société Saint-Thomas-d'Aquin. C'est en 1990, avec la création de la Commission scolaire de l'Île-du-Prince-Édouard que la communauté obtient la gestion scolaire.

Aujourd'hui, la communauté acadienne et francophone de l'Île compte environ 5,200 personnes ayant le français comme première langue officielle parlée. Près de sept francophones sur dix habitent dans la région ouest de l'Île, où ils représentent 8% de la population, notamment dans la région Évangéline, où ils forment la proportion majoritaire de plusieurs villages, dont Wellington, Abram-Village et Mont-Carmel. On trouve d'autres concentrations à Summerside, Rustico, Souris et Tignish. La capitale, Charlottetown, compte près de 1,000 habitants francophones. L'âge médian de la population de langue française est de 48 ans.

La Fédération culturelle de l'Île-du-Prince-Édouard (FCIPE)

La Fédération culturelle de l'Île-du-Prince-Édouard oeuvre, depuis sa fondation en 1990, à appuyer ses organismes membres ainsi que les artistes dans leurs démarches de développement, afin que la vitalité des communautés francophones de l'Île s'affirme et s'épanouisse. Pour ce faire, la FCIPE travaille à concerter les organismes et les artistes francophones de la province, appuie les efforts de développement, de promotion et de diffusion des oeuvres, représente les intérêts du secteur des arts et de la culture francophone de l'Île auprès de différents paliers de gouvernements et agit à titre de porte-parole aux niveaux provincial et fédéral.

Depuis 2006, la Fédération collabore avec le ministère de l'Éducation de l'Île-du-Prince-Édouard, pour développer une Table de concertation provinciale arts, culture et éducation, qui vise notamment à faciliter la contribution des arts à la construction de l'identité culturelle des élèves des écoles françaises. Cette table réunit les principaux intervenants des milieux des arts, de la culture et de l'éducation et développe son plan stratégique qui lui permettra de bien définir ses objectifs pour les années à venir.

Les membres

La FCIPÉ regroupe plusieurs catégories de membres :
Membres réguliers

1) Les organismes membres réguliers sont les comités régionaux de la Société Saint-Thomas-d'Aquin qui occupent une place au sein du conseil d'administratio
2) Les membres individuels réguliers sont les quatre membres individuels qui occupent une place au sein du conseil d'administration de la Fédération.

Membre affilié

3) On regroupe sous l'appellation d'organisme membre affilié tout organisme ou société régional ou provincial qui n'occupe pas une place active au sein de la Fédération.
4) Enfin, les membres individuels affiliés sont tous les individus qui n'occupent pas une place active au sein de la Fédération.

La collaboration avec l'école

L'Animation culturelle La Fédération culturelle de l'Île-du-Prince-Édouard a poursuivi, en collaboration avec le ministère de l'Éducation et la Commission scolaire de langue française, des démarches pour l'intégration des arts et de la culture en milieu scolaire. En 2008-2009, ces organismes ont pu tenter un projet pilote d'animation culturelle pour assurer le développement culturel chez les jeunes de la province.

À la suite du forum sur les arts et l'éducation présenté à Summerside en février 2008, les intervenants ont procédé à la conception, l'élaboration et la mise en oeuvre d'un plan d'animation et d'intégration culturelle. Ce projet a permis aux milieux scolaire et communautaire d'organiser des activités et d'y participer activement. Les activités étaient de nature culturelle avec les jeunes de la communauté. Parmi les quelques activités organisées dans le cadre du projet on note :

  • L'embauche d'une animatrice culturelle, en collaboration avec la Commission scolaire de langue française, pour créer un programme d'animation culturelle dans les écoles françaises de la province;
  • Une entente avec le Réseau Cerf-volant de l'organisme RADARTS pour la tournée scolaire du spectacle « Lili et Virus »;
  • Des activités d'animation culturelle dans les six écoles francophones de la province;

Pour l'année scolaire 2009-2010, une suite au projet est prévue. En partenariat avec le ministère de l'Éducation et la Commission scolaire de langue française, la FCIPE élabore un projet pour travailler de près avec les concepts de pédagogie culturelle. Il s'agit d'une collaboration étroite avec les enseignants des six écoles françaises, qui permettra d'arrimer les activités d'animation culturelle au curriculum scolaire et aux matières enseignées.

Sources